De plus en plus adopté par les entreprises, le cloud computing se démocratise dans de nombreux domaines. Permettant de protéger ses données et d’alléger les requêtes effectuées aux machines internes à l’entreprise, tout en allouant moins de ressources, qu’elles soient financières ou humaines, à l’aspect gestion des systèmes de sauvegarde et restauration, il constitue une solution intéressante et efficace, au point que 33% des entreprises françaises prévoient d’augmenter leur budget pour le cloud computing au cours des 12 prochains mois.
Mais aussi séduisant que puisse être ce concept, le cloud computing possède aussi son lot de failles et défauts, mis en évidence par une très récente étude de CA Technologies. Selon cette dernière, parmi 90% des 200 entreprises françaises interrogées, 59% ont maintenu leur budget de protection des données au même niveau, tandis que 31% ont augmenté le leur d’une année sur l’autre. De même, 31% font confiance à un cloud privé pour l’hébergement de leurs données, tandis que seulement 19% se confient à des clouds publics.
69% des entreprises utilisant les services d’un cloud privé pense que toutes leurs applications et données seront correctement protégées en cas d’incident, et 92% de celles qui ont choisi l’alternative publique se fient aux critères de protection indiqués dans les contrats d’engagement de qualité de service de leur fournisseur.
Toutefois, tout n’est pas rose pour le cloud computing, et de nombreux incidents peuvent venir entacher les performances du service. En effet, 88% des entreprises avouent avoir subi des pertes applicatives ou de données, et ce au cours de l’année écoulée. La cause de ces incidents ? 57% proviennent de pannes de systèmes d’information, 40% d’attaques informatiques externes, et 30% de mauvaises manipulations des collaborateurs.
De plus, malgré ces taux assez élevés de pertes, seules 41% des entreprises reconnaissent posséder des plans complets de sauvegarde, protection et restauration de leurs données en cas de problème. L’insuffisance budgétaire (à 46%) et le manque de soutien de la part de la direction (à 39%) semblent être les causes principales de ces lacunes.
On assiste donc à une hausse des dépenses en matière de protection des données, qui ne semble pas porter ses fruits, selon l’étude, la faute à un mauvais ciblage de ces investissement, qui, s’ils étaient employés correctement, pourraient énormément réduire les dépenses annuelles des entreprises en pannes informatiques (s’élevant en moyenne à 500.000€/an pour les entreprises françaises). Il est donc très important d’allouer un budget suffisant aux plans de sauvegarde et restauration, et de préférer les clouds privés à leurs homologues publics, moins bien sécurisés en général.
1987 entreprises étaient interrogées pour cette enquête, par le biais d’un questionnaire en ligne, et ce en Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Russie, Royaume-Uni et Suède. 200 entreprises étaient interrogées en France.
